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                <journal-title>Sciences Eaux &amp; Territoires</journal-title>
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            <title-group>
                <article-title>Gestion des lagunes de la Réserve naturelle de la Baie de Somme</article-title>
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            <aff id="aff1">
                <sup>
                    <italic>1</italic>
                </sup> AZELLUS – L’Atelier des rivières, 1 rue du Docteur Schweitzer, 24200 Sarlat la Canéda, France.</aff>
            <aff id="aff2">
                <sup>
                    <italic>2</italic>
                </sup> Syndicat mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard, 1 rue de l'Hôtel Dieu, 80100 Abbeville, France.</aff>
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                        <surname>FAGOT</surname>
                        <given-names>Cédric</given-names>
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                        <sup>
                            <italic>1</italic>
                        </sup>
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                <contrib contrib-type="author">
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                        <surname>KRAEMER</surname>
                        <given-names>Philippe</given-names>
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                        <sup>
                            <italic>2</italic>
                        </sup>
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                <contrib contrib-type="author">
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                        <surname>VAUTIER</surname>
                        <given-names>Aliénor</given-names>
                    </name>
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                        <sup>
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                        </sup>
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                        <surname>TRIPLET</surname>
                        <given-names>Patrick</given-names>
                    </name>
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                        <sup>
                            <italic>2</italic>
                        </sup>
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            </contrib-group>
            <author-notes>
                <corresp id="cor1">
                    <sup>
                        <italic>*</italic>
                    </sup>Mots clés: biodiversité – lagune – baie (mer) – plan de gestion – suivi écologique</corresp>
            </author-notes>
            <abstract>
                <sec id="Résumé">
                    <title>Résumé</title>
                    <p>Les lagunes arrière-littorales de la plaine maritime picarde sont soit désormais isolées de la mer, soit reliées par un système de vannage qui fonctionne plus ou moins bien. Ceci ne leur permet plus de remplir leurs fonctions écologiques envers diverses espèces caractéristiques de ces milieux. C’est le cas des lagunes de la partie terrestre de la réserve naturelle nationale de la Baie de Somme. Le nouveau plan de gestion a pour objectif de restaurer un fonctionnement approprié pour ces lagunes. Pour cela, des études sont menées, sur la bathymétrie, la qualité de l’eau, la faune benthique ainsi que sur les ouvrages hydrauliques et leurs modalités de gestion. Ce focus a pour but de présenter les principaux résultats de ces suivis et études mais également les premiers axes de réflexion sur la mise en place d’aménagements adéquats aux objectifs de conservation des espèces.</p>
                </sec>
                <sec id="Abstract">
                    <title>Abstract</title>
                    <p>
                        <bold>
                            <italic>The management of the lagoons of the Baie de Somme nature reserve</italic>
                        </bold>
                    </p>
                    <p>
                        <bold>
                            <italic>Keywords:</italic>
                        </bold>
                        <italic> biodiversity – lagoon – bay - management plan - ecological monitoring</italic>
                    </p>
                    <p>
                        <italic>The backshore lagoons of the Picardy maritime plain are either now isolated from the sea or connected by a system of sluices that function more or less well. This no longer allows them to fulfil their ecological functions for various species characteristic of these environments. This is the case of the lagoons in the terrestrial part of the Baie de Somme national nature reserve. The aim of the new management plan is to restore appropriate functioning to these lagoons. To this end, studies are being carried out on bathymetry, water quality, benthic fauna, as well as on the hydraulic structures and their management methods. The aim of this focus is to present the main results of these monitoring and studies, as well as the first lines of thought on the implementation of appropriate facilities to meet species conservation objectives.</italic>
                    </p>
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            </abstract>
        </article-meta>
    </front>
    <body>
        <sec id="Chapeau">
            <title>Chapeau</title>
            <p>En Baie de Somme, les fortes évolutions du paysage altèrent les écosystèmes et perturbent les conditions de vie d’espèces à fort enjeu de conservation. Tel est le cas des lagunes de la partie terrestre de la Réserve naturelle nationale, qui se retrouvent désormais isolées de la mer, et ne remplissent plus leurs fonctions écologiques envers des espèces végétales comme la Ruppie maritime ou diverses espèces de limicoles comme l’Avocette. Afin de restaurer un fonctionnement approprié pour ces lagunes, des études sont menées, sur la bathymétrie, la qualité de l’eau, la faune benthique ainsi que sur les ouvrages hydrauliques et leurs modalités de gestion. Cet article présente les principaux résultats de ces travaux, mais également les premiers axes de réflexion sur la mise en place d’aménagements adéquats aux objectifs de conservation des espèces.</p>
        </sec>
        <sec id="Présentation-du-site">
            <title>Présentation du site</title>
            <p>La Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme a été créée en 1994 par décret ministériel et est gérée par le Syndicat mixte Baie de Somme-Grand Littoral picard. Elle couvre environ trois mille hectares (figure 1). </p>
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            <p>
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                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 1 – Cartographie de la Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme.</title>
                        <p>Sources : Inventaire national du patrimoine naturel, OpenStreetmap.</p>
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                </fig>
            </p>
            <fig>
                <label>Table</label>
                <caption>
                    <title>Figure 1 – Cartographie de la Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme.</title>
                    <p>Sources : Inventaire national du patrimoine naturel, OpenStreetmap.</p>
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            </fig>
            <p/>
            <p>La partie terrestre, le Parc ornithologique du Marquenterre, propriété du Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres (CELRL) couvre deux cents hectares (figure 2). Cet espace à vocation première touristique et pédagogique accueille environ cent soixante mille visiteurs par an (hors années de covid).</p>
            <p>Elle a été isolée de la mer par la construction d’une digue en 1962. Il existe un ouvrage unique d’entrée d’eau de mer dans l’estuaire de la Maye qui alimente le plan d’eau du poste 1. </p>
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                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 2 – Cartographie du Parc ornithologique du Marquenterre, partie terrestre de la Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme.</title>
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                </fig>
            </p>
            <fig>
                <label>Table</label>
                <caption>
                    <title>Figure 2 – Cartographie du Parc ornithologique du Marquenterre, partie terrestre de la Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme.</title>
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        </sec>
        <sec id="Méthodologie">
            <title>Méthodologie</title>
            <p>La Réserve naturelle de la Baie de Somme a bénéficié de cinq plans de gestion depuis 1995 et, dans le cadre de l’évaluation du plan de gestion actuel, des réflexions complémentaires conduisent à la mesure de variables supplémentaires (en complément des actuels suivis) pour les trois grands plans d’eau potentiellement saumâtres. Il s’agit notamment : </p>
            <p>•    de la bathymétrie et de la détermination des volumes d’eau,</p>
            <p>•    de la cartographie des salinités,</p>
            <p>•    de la qualité de l’eau,</p>
            <p>•    du benthos,</p>
            <p>•    de l’emplacement des nids de Tadorne de Belon (<italic>Tadorna tadorna</italic>) et d’Avocette (<italic>Recurvirostra avocetta</italic>),</p>
            <p>•    de la gestion des ouvrages hydrauliques.</p>
            <p>Les protocoles mis en œuvre sont présentés sommairement dans le tableau de la figure 3.</p>
            <p/>
            <p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 3 –  Tableau de synthèse des méthodologies déployées dans le cadre de cette étude.</title>
                        <p>Crédit photo : P. Kraemer et C. Fagot. </p>
                    </caption>
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                </fig>
            </p>
            <fig>
                <label>Table</label>
                <caption>
                    <title>Figure 3 –  Tableau de synthèse des méthodologies déployées dans le cadre de cette étude.</title>
                    <p>Crédit photo : P. Kraemer et C. Fagot. </p>
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            </fig>
            <p/>
        </sec>
        <sec id="Principaux-résultats">
            <title>Principaux résultats</title>
            <sec id="Bathymétrie">
                <title>Bathymétrie</title>
                <p>Le traitement des données a permis d’obtenir la cartographie des profondeurs pour chaque plan d’eau (figure 4). </p>
                <p/>
                <p>
                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 4 – Bathymétrie du bassin 3 – Poste 4, 5 et 6 (carte réalisée avec QGIS).</title>
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                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 4 – Bathymétrie du bassin 3 – Poste 4, 5 et 6 (carte réalisée avec QGIS).</title>
                        <p/>
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                <p/>
                <p/>
                <p>Le modèle numérique de terrain permet de calculer le volume total de chaque bassin au moment des relevés (tableau 1). Il est d’environ 44 000 m<sup>3</sup> pour le bassin du poste 1, d’environ 53 000 m<sup>3</sup> pour le bassin du poste 3 extérieur et d’environ 152 000 m<sup>3</sup> pour le bassin des postes 4, 5 et 6.</p>
                <p>
                    <table-wrap position="float" orientation="portait">
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Tableau 1 – Principales caractéristiques des bassins.</title>
                        </caption>
                        <alternatives>
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<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
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<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
<thead>
    <tr>
        <th xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema" xsi:type="xs:string">titre du tableau </th>
    </tr>
</thead>
<tr>
    <th>Bassin</th>
    <th>Nom</th>
    <th>Surface (en ha)</th>
    <th>Volume (en m<sup>3</sup>)</th>
    <th>Profondeur maximale mesurée (en m)</th>
</tr>
<tr>
    <th>1</th>
    <th>Poste 1</th>
    <th>4,46</th>
    <th>43 816</th>
    <th>2,8</th>
</tr>
<tr>
    <th>2</th>
    <th>Poste 3 extérieur</th>
    <th>6,52</th>
    <th>53 334</th>
    <th>3,5</th>
</tr>
<tr>
    <th>3</th>
    <th>Poste 4, 5 et 6</th>
    <th>13,34</th>
    <th>152 024</th>
    <th>5,4</th>
</tr>
                            </table>
                        </alternatives>
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                            </fn>
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                    </table-wrap>
                </p>
                <p/>
                <p>Ce modèle permet également de calculer le volume d’eau de chaque bassin en fonction des différentes hauteurs (figure 5). La connaissance de ces volumes permet de tester des hypothèses d’augmentation de la salinité des bassins et d’évaluer la durée du pompage nécessaire pour atteindre des valeurs cibles de salinité (figure 6).</p>
                <p/>
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                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 5 – Estimation des volumes d’eau en fonction de la hauteur dans les bassins.</title>
                            <p/>
                        </caption>
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                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 5 – Estimation des volumes d’eau en fonction de la hauteur dans les bassins.</title>
                        <p/>
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                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 6 – Exemples d’estimation de l’évolution de la salinité en fonction du nombre de jours de pompage.</title>
                            <p> Hypothèses : précipitation de 700 mm/an ; volume total 150 000 m<sup>3 </sup>; pompage de 800 m<sup>3</sup> par jour ; salinité initiale de 1,4 g/l.</p>
                        </caption>
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                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 6 – Exemples d’estimation de l’évolution de la salinité en fonction du nombre de jours de pompage.</title>
                        <p> Hypothèses : précipitation de 700 mm/an ; volume total 150 000 m<sup>3 </sup>; pompage de 800 m<sup>3</sup> par jour ; salinité initiale de 1,4 g/l.</p>
                    </caption>
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                <p/>
            </sec>
            <sec id="Cartographie-de-la-salinité">
                <title>Cartographie de la salinité</title>
                <p>Bien que le site soit à proximité immédiate de la mer, seul le plan d’eau du poste 1 présente une salinité supérieure à 15 g/l. Les deux autres plans d’eau sont adoucis depuis plusieurs décennies.</p>
                <p>Certains autres plans d’eau présentent une salinité de 0 g/l, ce qui indique un faible impact des embruns sur la salinité (figure 7).</p>
                <p/>
                <p>
                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 7 – Cartographie de la salinité dans le Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme.</title>
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                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 7 – Cartographie de la salinité dans le Réserve naturelle nationale de la Baie de Somme.</title>
                        <p/>
                    </caption>
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                <p/>
            </sec>
            <sec id="Qualité-de-l’eau">
                <title>Qualité de l’eau</title>
                <p>Les concentrations en azote et notamment en nitrates, sont faibles à très faibles. En revanche, des concentrations importantes de phosphates ont été mesurées dans plusieurs plans d’eau. Ceci indique que le facteur limitant pour l’eutrophisation est l’azote et pas le phosphore, contrairement aux situations fréquemment rencontrées dans les masses d’eaux superficielles (tableau 2).</p>
                <p>
                    <table-wrap position="float" orientation="portait">
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Tableau 2 – Résultats des analyses d’eau (campagne d’avril 2021).</title>
                        </caption>
                        <alternatives>
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<thead>
    <tr>
        <th xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema" xsi:type="xs:string">titre du tableau </th>
    </tr>
</thead>
<tr>
    <th>
        <bold>Campagne avril 2021</bold>
    </th>
    <th>Numéro</th>
    <th>2</th>
    <th>3</th>
    <th>4</th>
</tr>
<tr>
    <th>Paramètres</th>
    <th>Unités</th>
    <th>
        <bold>Poste 1 <break/>
        </bold>Enclos</th>
    <th>
        <bold>Plan d’eau<break/>
        </bold>postes 2 et 3, derrière poste 4</th>
    <th>
        <bold>Plan d’eau<break/>
        </bold>postes 4, 5 et 6</th>
</tr>
<tr>
    <th>Salinité</th>
    <th>g/l</th>
    <th>16,5</th>
    <th>4,6</th>
    <th>1,4</th>
</tr>
<tr>
    <th>Ammonium (NH4)</th>
    <th>mg NH4/l</th>
    <th>0,1645</th>
    <th>0,0756</th>
    <th>&lt; 0,05</th>
</tr>
<tr>
    <th>Nitrites</th>
    <th>mg NO2/l</th>
    <th>0,0042</th>
    <th>&lt; 0,0023</th>
    <th>&lt; 0,01</th>
</tr>
<tr>
    <th>Nitrate</th>
    <th>mg NO3/l</th>
    <th>&lt; 0,0062</th>
    <th>&lt; 0,0062</th>
    <th>&lt; 0,50</th>
</tr>
<tr>
    <th>Azote-Kjeldahl</th>
    <th>mg N/l</th>
    <th>2,3</th>
    <th>6,2</th>
    <th>2,28</th>
</tr>
<tr>
    <th>Phosphates</th>
    <th>mg PO4/l</th>
    <th>0,2864</th>
    <th>0,2559</th>
    <th>&lt; 0,15</th>
</tr>
<tr>
    <th>Phosphore total</th>
    <th>mg P/l</th>
    <th>0,1174</th>
    <th>0,7715</th>
    <th>0,13</th>
</tr>
<tr>
    <th>Demande chimique<break/>en oxygène (DCO)</th>
    <th>mg O2/l</th>
    <th>70</th>
    <th>104</th>
    <th>66</th>
</tr>
<tr>
    <th>Demande biochimique en oxygène (DBO5)</th>
    <th>mg O2/l</th>
    <th>3</th>
    <th>14</th>
    <th>3</th>
</tr>
                            </table>
                        </alternatives>
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                    </table-wrap>
                </p>
                <p/>
                <p>L’origine de ces concentrations en phosphore (et phosphates) n’est pas déterminée. Il pourrait s’agir d’un enrichissement lié aux stationnements importants d’oiseaux (<xref ref-type="bibr" rid="ref3">Evans, 1999</xref>).</p>
                <p>Pour intervenir efficacement contre la pollution par le phosphore, il faut agir tôt, avant que la situation ne se dégrade de façon difficilement réversible (<xref ref-type="bibr" rid="ref2">Barroin, 2007</xref>).</p>
                <p>Cette situation peut être notamment favorable au développement de cyanobactéries, qui produisent des cyanotoxines à l’origine de dysfonctionnement des écosystèmes et de mortalités massives des espèces (photo 1).</p>
                <p/>
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                <p>
                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Photo 1 – Développement de cyanobactéries.</title>
                            <p>Plan d’eau de la Plaine Ouest, le 13/08/21 ; crédit photo : Cédric Jolibois.</p>
                        </caption>
                        <graphic mimetype="image" ns1:type="simple" ns1:href="image8.png"/>
                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Photo 1 – Développement de cyanobactéries.</title>
                        <p>Plan d’eau de la Plaine Ouest, le 13/08/21 ; crédit photo : Cédric Jolibois.</p>
                    </caption>
                    <graphic mimetype="image" ns1:type="simple" ns1:href="image8.png"/>
                </fig>
                <p/>
            </sec>
            <sec id="Benthos">
                <title>Benthos</title>
                <p>La méthode permet uniquement de quantifier les treize taxons les plus abondants (tableau 3). </p>
                <p/>
                <p>
                    <table-wrap position="float" orientation="portait">
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Tableau 3 – Liste des taxons présents et utilisés pour les calculs de densités et de biomasses.</title>
                        </caption>
                        <alternatives>
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<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
<col width="20%"/>
<thead>
    <tr>
        <th xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:xs="http://www.w3.org/2001/XMLSchema" xsi:type="xs:string">titre du tableau </th>
    </tr>
</thead>
<tr>
    <th>Ordre</th>
    <th>Sous-ordre</th>
    <th>Classe/Famille</th>
    <th>Genre</th>
    <th>Espèce</th>
</tr>
<tr>
    <th>Annélides</th>
    <th>Polychètes</th>
    <th>Nereidae</th>
    <th>
        <italic>Hediste</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>diversicolor</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
    <th/>
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    <th>Spionidae</th>
    <th>
        <italic>Polydora</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>sp.</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
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    <th>Oligochètes</th>
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</tr>
<tr>
    <th>Mollusques</th>
    <th>Gastéropode</th>
    <th>Hydrobidae</th>
    <th>
        <italic>Hydrobia</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>ulvae</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
    <th>Crustacés</th>
    <th>Ostracodes</th>
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<tr>
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    <th>Mysids</th>
    <th>Mysidae</th>
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</tr>
<tr>
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    <th>Isopodes</th>
    <th>Sphaeromatidae</th>
    <th>
        <italic>Sphaeroma</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>sp.</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
    <th/>
    <th>Amphipodes</th>
    <th>Gammaridae</th>
    <th>
        <italic>Gammarus</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>sp.</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
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    <th/>
    <th>Corophidae</th>
    <th>
        <italic>Corophium</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>arenarium</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
    <th>Insectes</th>
    <th>Collemboles</th>
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    <th>Diptères</th>
    <th>Chironomidae</th>
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<tr>
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    <th>Hétéroptères</th>
    <th>Pleidae</th>
    <th>
        <italic>Plea</italic>
    </th>
    <th>
        <italic>leachi</italic>
    </th>
</tr>
<tr>
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    <th>Coléoptères</th>
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    <th>
        <italic>larve sp.</italic>
    </th>
</tr>
                            </table>
                        </alternatives>
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                    </table-wrap>
                </p>
                <p/>
                <p>Pour les substrats meubles, peu/pas végétalisés, la salinité a un effet très positif tant sur la densité (figure 8) que sur la biomasse (figure 9) de macroinvertébrés benthiques. </p>
                <p>La biomasse totale de benthos est de l’ordre de 0,05 g/m² pour le plan d’eau des postes 4,5 et 6, de l’ordre de 1,8 g/m² pour le plan d’eau des postes 2 et 3 et de l’ordre de 13,6 g/m² pour le plan d’eau du poste 1, soit un rapport supérieur à 200 entre le plan d’eau des postes 4,5 et 6 et le plan d’eau 1. Le Nereis (<italic>Hediste diversicolor</italic>) fournit une très forte contribution à cette biomasse.</p>
                <p/>
                <p/>
                <p>
                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 8 – Densité de macrozoobenthos dans les trois plans d’eau (en individus/m²).</title>
                            <p/>
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                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 8 – Densité de macrozoobenthos dans les trois plans d’eau (en individus/m²).</title>
                        <p/>
                    </caption>
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                </fig>
                <p/>
                <p/>
                <p>
                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 9 – Biomasse de macrozoobenthos dans les trois plans d’eau (en grammes de matière sèche libre de cendres/m²).</title>
                            <p/>
                        </caption>
                        <graphic mimetype="image" ns1:type="simple" ns1:href="image10.png"/>
                    </fig>
                </p>
                <fig>
                    <label>Table</label>
                    <caption>
                        <title>Figure 9 – Biomasse de macrozoobenthos dans les trois plans d’eau (en grammes de matière sèche libre de cendres/m²).</title>
                        <p/>
                    </caption>
                    <graphic mimetype="image" ns1:type="simple" ns1:href="image10.png"/>
                </fig>
                <p/>
            </sec>
            <sec id="Avifaune">
                <title>Avifaune</title>
                <p>Le seul plan d’eau saumâtre, du poste 1, a des ressources alimentaires disponibles pour les espèces benthophages. Pourtant les couvées de Tadornes de Belon n’y sont pas et l’Avocette n’y niche pratiquement plus (figure 10 et 11).</p>
                <p/>
                <p>
                    <fig>
                        <label>Table</label>
                        <caption>
                            <title>Figure 10 – Localisation des couvées et du nombre de canetons de Tadorne de Belon en 2020 et 2021.</title>
                            <p/>
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                        <title>Figure 10 – Localisation des couvées et du nombre de canetons de Tadorne de Belon en 2020 et 2021.</title>
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                            <title>Figure 11 – Localisation des couvées d’Avocette en 2021.</title>
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                        <title>Figure 11 – Localisation des couvées d’Avocette en 2021.</title>
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                <p>La raison, tout au moins pour l’Avocette, est la présence d’une colonie de Mouettes rieuses (<italic>Chroicocephalus ridibundus</italic>) qui capturent les poussins à leur naissance (photo 2).</p>
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                        <label>Table</label>
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                            <title>Photo 2 – Prédation de la Mouette rieuse sur les poussins d’Avocette.</title>
                            <p>Crédit photo : Parc du Marquenterre.</p>
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                    <label>Table</label>
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                        <title>Photo 2 – Prédation de la Mouette rieuse sur les poussins d’Avocette.</title>
                        <p>Crédit photo : Parc du Marquenterre.</p>
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            </sec>
        </sec>
        <sec id="Discussion">
            <title>Discussion</title>
            <p>La salinité des lagunes est indispensable pour la biomasse de la faune benthique composant les ressources alimentaires des oiseaux.</p>
            <p>Une augmentation, combinée à un maintien des niveaux hauts, peut par ailleurs permettre de limiter les problèmes de botulisme (combinée avec la hauteur d’eau qui limite le réchauffement).</p>
            <p>Le risque, ou plutôt le problème lié aux cyanobactéries est émergent et reste à évaluer pour proposer des mesures de gestion propres à limiter leur développement.</p>
            <p>Enfin, un des principaux objectifs de gestion de ce site est de favoriser les espèces d’oiseaux d’intérêt patrimonial. Cette opération nécessite une analyse des préférences de chaque espèce et une réduction de la compétition et/ou de la prédation</p>
            <p>Bien que classé en réserve naturelle, les orientations de gestion de ce site, les aménagements et les actions de gestion intègrent également d’autres éléments, telles que la gestion du trait de côte et les fonctions éducatives et récréatives du site.</p>
        </sec>
        <sec id="Remerciements">
            <title>Remerciements</title>
            <p>Remerciements à INSTADRONE et EUROFINS et à Charline CADIX, Mickael TOULLET, Adèle et Sandrine FAGOT et Philippe DHOTEL pour leur aide précieuse pour les relevés et prélèvements.</p>
            <p>___________</p>
            <p>
                <italic>Photographie d’entête : © Adobe Stock - Philippe Paternolli</italic>
            </p>
            <p>
                <italic>Parc ornithologique de Marquenterre en Baie de Somme </italic>
            </p>
        </sec>
    </body>
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                    </name>, <year>1989</year>. <article-title>Seasonal trend in burrow depth and tidal variation in feeding activity of Nereis diversicolor</article-title>. <source>Marine Ecology Progress Series, vol. 56(3), p. 243-254, https://doi.org/10.3354/meps056243</source>.</mixed-citation>
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