Articles

Etude sur lysimètres de l'effet d'un enherbement comparé à un maïs et un sol nu, sur le lessivage de l'atrazine et la DEA

Résumé

L’efficacité d’une bande enherbée pour réduire le lessivage des pesticides est mal connue. On a comparé sur des lysimètres (2m*2m*1m) remplis avec un sol limoneux, les traitements ray-grass, maïs et sol nu, pour une dose de 250 g/ha d’atrazine, dans des conditions de transferts préférentiels et de drainage élevés (irrigations de 12 mm avec une intensité de 100 mm/h). Ces conditions simulent un niveau de risque élevé. Dans le but de mettre en évidence l’effet global de différences de dissipation et de transferts préférentiels sur les teneurs de l’eau drainée, on a cherché à limiter la variation des facteurs hydriques entre traitements (état hydrique initial puis drainage respectivement proches). Afin d’étudier principalement l’effet du système racinaire du ray-grass et du maïs, les résidus aériens ont été exportés. L’efficacité du système racinaire du ray-grass par rapport au lessivage varie en fonction des propriétés des molécules (atrazine, DEA) et des phases de transfert du pesticide. Dans le cas de l’atrazine, molécule plus fortement adsorbée, l’efficacité est totale. Dans le cas de la DEA, molécule plus mobile, un risque faible subsiste pendant la phase de forte disponibilité du pesticide en surface et en conditions de transferts rapides. Ce risque est plus faible que sous maïs et sol nu. Il est attribué à une dissipation insuffisante, limitée par la durée du contact sol pesticide. L’utilité du ray-grass est plus grande pour une molécule plus faiblement adsorbée. Le système racinaire du maïs n’apporte pas d’effet épurateur supplémentaire par rapport au sol nu. L’efficacité du ray-grass est attribuée à la dissipation, liée à la forte biomasse racinaire dans l’horizon 0-30 cm. Les résultats obtenus dans des conditions hydriques proches, traduisent l’aptitude d’un ray-grass, d’un maïs, comparé à un sol nu, à réduire le lessivage. Dans la pratique, le lessivage sera déterminé par ces différences d’aptitudes et par les variations d’état hydrique et d’infiltration du pesticide entre traitements.

Auteurs


J.Y. CHAPOT

Pays : France


J.E. DELPHIN

Pays : France

Pièces jointes

Pas de document comlémentaire pour cet article

Statistiques de l'article

Vues: 4

Téléchargements

PDF: 1